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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 20:54

Bonjour à tous,

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon roman, Les Lames Sauvages, un récit d’aventures post-apocalyptique mettant en scène un groupe d’amis liés par leur passion pour l’épée sportive.

 

 

Xavier était un escrimeur de dix-neuf ans. Étudiant en espéranto, il passait ses semaines sur les bancs de l’Université de la Ville et ses week-ends en compétition aux côtés de ses deux meilleurs amis du club des Lames Argentées, Perrine, qu’il aimait en secret, et Simon.

 

Un week-end de septembre, alors qu’ils étaient en plein tournoi, un fléau d’origine inconnue s’abattit sur la population, fauchant les habitants dans leur sommeil. Xavier et quelques-uns de ses camarades de club furent mystérieusement épargnés. Ils décidèrent d’unir leurs forces et de partir ensemble à la recherche de réponses et de leurs proches disparus.

 

Dans un monde sans lois ni justice, leur capacité à manier le fer et à canaliser leurs pulsions serait leur plus précieux atout. Ils nommèrent leur communauté de survivants Les Lames Sauvages. Combien de temps allaient-ils pouvoir résister aux assauts des autres rescapés, désireux de réduire à néant les derniers vestiges de leur propre Civilisation, et aux pressions d’une Nature implacable qui, peu à peu, reprenait ses droits ?

 

           

Mon roman est disponible à la commande sur Amazon.fr depuis le 28 août 2017 ! Il suffit de suivre ce lien : Les Lames Sauvages.

 

Sans rien dévoiler de l’intrigue, l’espéranto y joue un rôle important. Vous trouverez de nombreuses références à la langue et pourrez y lire plusieurs dialogues menés en espéranto entre différents protagonistes, sous-titrés en notes de bas de page (pour plus de renseignements sur la Langue Internationale, vous pouvez consulter le site d'Espéranto-France).

 

Bonne lecture à tous !

 

Florian

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 19:23

Bonjour à tous, je suis heureux de vous annoncer que L'escrime dans la peau, ma traduction française de l'autobiographie du fleurettiste triple champion du monde Sergei Golubitsky (Fencing is my life en version originale), est enfin disponible à la vente ! Le livre fait 317 pages. Il est disponible sur le site de mon imprimeur Lulu.com. Il suffit de taper le mot " escrime" dans la barre de recherche sur le site http://www.lulu.com/fr et c'est le premier résultat qui apparaît ! Je rappelle que le livre est préfacé par Erwann Le Pechoux, membre de l'équipe de France de fleuret.

 

 

Couverture

 

 

Titre : L'escrime dans la peau.
Auteur : Sergei Golubitsky.
Traduction et édition : Florian Baude.
Préface : Erwann Le Pechoux.
Format : 15,24 cm x 22,86 cm.
Pages : 317.

Prix : 18 €.

 

 

Je viens également de créer la page Facebook officielle du livre.

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire ce livre que j'en ai eu à le traduire et à le mettre en forme,

 

Sportivement,

 

Florian

 

 

PS : n'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter (colonne de droite) du blog afin d'être mis au courant dès la publication d'un nouvel article ou de tout nouveau renseignement concernant mes travaux de traduction... et bientôt d'écriture !

 

 

INFORMATION IMPORTANTE : à partir du 5 avril 2013, L'escrime dans la peau est également disponible sur Amazon.fr !

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 01:35
Bonjour à tous ! Je suis heureux de vous annoncer que L'escrime dans la peau, ma traduction de Fencing is my life, l'autobiographie de l'escrimeur Sergei Golubitsky, triple champion du monde de fleuret individuel, sera publiée d'ici quelques semaines ou peut-être même quelques jours ! Je viens de recevoir un prototype tout droit sorti de chez l'imprimeur et le résultat est plus que satisfaisant ! Quelques menues corrections d'ordre graphique et je mets le livre en vente en ligne. Il sera certainement accessible sur Amazon.fr. J'ai annoncé à Sergei aujourd'hui même cette bonne nouvelle par l'intermédiaire d'une petite vidéo que voici :
 
 
 
Avec l'espoir de vous annoncer d'ici peu la disponibilité du livre, sportivement,
     
Florian
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 23:50

Escrime passionAprès avoir reçu Escrime passion de Bruno Manuel dans ma boîte aux lettres il y a quelques mois et l’avoir feuilleté négligemment, je l’avais rangé dans ma bibliothèque sans le lire, préférant éviter une déception qui me paraissait inéluctable. Il y a une semaine, mes yeux se sont arrêtés dessus par hasard et je me suis décidé à lui donner sa chance. Bien m’en a pris, car j’ai eu la surprise de découvrir un excellent livre, très original ; un ouvrage de passionné. Le volume à couverture rigide semble avoir été édité par Prieur fin 1990, après les Championnats du monde de Lyon. Le célèbre fabricant de matériel d’escrime eut vraisemblablement la possibilité de supporter un projet éditorial lors de ses années fastes. D’après les informations que j’ai pu glaner sur Internet, Bruno Manuel est avant tout un photographe, également passionné d’escrime de toute évidence. C’est pourquoi son livre tourne dans une large mesure autour de la photographie de scènes d’escrime moderne. Sur la centaine de pages de l’ouvrage, une quarantaine ne recèlent que des photographies en noir et blanc d’assauts de compétition et quelques photos de très jeunes escrimeurs. Malheureusement, alors que ces clichés sont censés être le point central du livre, la médiocre qualité de l’impression, visible sur la couverture, ne leur rend pas justice et on ne s’y attarde guère (seules deux photos ont retenu mon attention, celle d’un enfant pensif entre deux matchs et une montrant la fabrication d’un masque, certainement dans les ateliers de Prieur). Le plus intéressant, c’est plutôt la partie texte. Pour une fois il ne s’agit ni d’un manuel (nonobstant le nom de l’auteur), ni d’un livre d’histoire. Le reste du volume rassemble un ensemble de textes de quelques pages chacun se focalisant sur différents acteurs de l’escrime de la fin des années 80 et synthétisant leur vision, leur philosophie du sport qui est le nôtre. Réellement passionnant. Les personnalités en présence sont entre autres le célèbre antiquaire Jacques Castanet, Jean-François Lamour et sa curieuse technique d’entraînement consistant à faire des déplacements dans une piscine en apnée, le fameux, non encore entraîneur de Valentina Vezzali, Giulio Tomassini et d’autres moins connus, de moi tout du moins (un certain François Rostain par exemple, maître d’escrime artistique auprès d’acteurs de théâtre et de cinéma). Un chapitre est également consacré à la maison Prieur et un aux Championnats du monde de Lyon, tournant également en partie autour des équipements Prieur. Normal, c’est l’éditeur. Il est intéressant de noter que toutes les pages de textes sont richement illustrées, parfois en couleurs, alors que la partie photographie aurait gagné à avoir un peu plus d’éclat.

 

J’ai beaucoup utilisé le mot passion et ses dérivés dans cet article, mais, comme l’indique le titre du livre, c’est bien là le but de l’auteur et, pourrait-on dire, de Prieur dans Escrime passion : transmettre l’amour de l’escrime et la flamme qui brûle dans le cœur des maîtres et des champions. On pourra retenir une anecdote savoureuse, extraite du chapitre consacré à Jean-François Lamour (auteur en outre de la préface du livre), alors au sommet de sa gloire : en fin de carrière sportive, il s’interroge en 1990 au sujet de la suite à donner à sa vie professionnelle. Il est alors kiné et, n’ayant que peu d’intérêt pour la pédagogie, il ne souhaite pas devenir maître d’armes. Si on lui avait dit où il serait une douzaine d’années plus tard, l’aurait-il cru ?...

 

En un mot, collectionneurs et passionnés, je vous conseille chaudement de lire ce livre. Il est bref, mais mérite que l’on s’y arrête !

 

Sportivement,

 

Florian

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:56

Quiconque s’intéresse à l’escrime sait que notre sport ne dispose que de peu de couverture médiatique. Il n’y a guère que tous les quatre ans, lors des Jeux Olympiques, que l’occasion nous échoit d’entrevoir quelques matchs sur le petit écran, et encore si des Français atteignent au moins des quarts de finale. Néanmoins, il existe quelques exceptions. Entre deux Olympiades se tiennent chaque année des Championnats du monde aux six armes, en individuel et par équipes. Or il est arrivé que lesdits Mondiaux aient lieu en France. Cela a été le cas en 2010 par exemple, à Paris, au Grand Palais, ce qui a alors poussé les médias français à couvrir l’événement. France Télévisions a notamment diffusé en direct les phases finales de la plupart des épreuves (tout du moins si des Français y participaient). En 1990, la France fut aussi l’hôte des Championnats du monde d’escrime. Les épreuves se déroulèrent alors à Lyon et, même si je ne saurais, par ignorance, être prolixe quant à l’impact télévisuel de cette réception, j’ai dans ma bibliothèque de collectionneur un ou deux livres sortis à cette occasion. Je vais aujourd’hui vous en présenter un.

 

Il s’agit de Tout sur l’escrime, coécrit par Philippe Boisse, champion du monde et champion olympique d’épée au début des années 80 et actuel président de la ligue de Versailles, et Sylvie Josse, journaliste au quotidien L’Équipe. Le livre est découpé en grosso modo huit parties :  

     Livre de Philippe Boisse

1) Un lexique assez complet mais non exhaustif des termes de l’escrime, illustré de gravures anciennes. 

 

2) Une brève histoire de l’escrime, des duels de l’Egypte ancienne jusqu’à l’introduction de l’épée féminine aux Championnats du monde de Denver en 1989. 

 

3) Une présentation succincte des trois armes et de leurs spécificités. 

 

4) Quelques biographies de champions marquants du passé (D’Oriola, Gaudin, ...) et des années 80 (Lamour, Riboud, ...), français ou étrangers (Romankov, Smirnov, ...).

 

5) Deux parties consacrées à des tableaux de médailles par pays et à des listes de médaillés olympiques et mondiaux de 1896 à 1989.

 

6) Un bilan de la saison de Coupe du monde 89 – 90, mêlé de portraits d’étoiles montantes.

 

7) Un bilan des Championnats du monde de Lyon de 1990, ayant vu notamment le couronnement de Philippe Omnès au fleuret individuel.

 

8) Quelques pages étranges de publicité présentant tous les sponsors des Mondiaux 1990 (Prieur, etc...) pour clore l’ouvrage.  

 

Les parties 1 à 6 (non numérotées dans le livre) semblent avoir été rédigées avant que les Championnats du monde aient lieu, puisqu’elles évoquent les noms des favoris pour les Mondiaux, alors que les deux dernières ont bien évidemment été écrites après. Le volume est très richement illustré et propose de beaux portraits de champions et de belles photographies d’actions et de podiums. Seul gros défaut, l’omniprésence de fautes d’orthographe, énervantes, peut-être due à un désir de publier rapidement pour battre le fer pendant qu’il est chaud, si je puis dire... Attention, il ne s’agit pas d’un manuel ou même d’un livre d’introduction à l’escrime. Les pages de vocabulaire, d’histoire et de présentation des armes ne sont là que pour expliquer en quelques mots aux néophytes à qui l’envie prendrait de lire le livre ce qu’est l’art de faire des armes à la fin du vingtième siècle. Nous sommes plutôt en présence d’un recueil de souvenirs, d’un instantané du paysage escrimistique (mais si, on dit bien footballistique !) de la fin des années 80. Un bel album en somme, agréable à parcourir pour les connaisseurs et les nostalgiques, ou les (encore) jeunots comme moi qui ont découvert l’escrime peu de temps après avec la génération Flessel et souhaitent se plonger dans les grandes heures d’un passé pas si lointain !

 

Sportivement,

 

Florian

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:19

L'escrime en 10 leçonsAprès avoir laissé de côté mon blog pendant quelques mois, me voici de retour aujourd’hui avec l’un des nombreux livres qu’il me reste à vous présenter. Il s’agit d’un manuel publié en 1979 et intitulé L’escrime en 10 leçons. Ecrit à quatre mains, l’un de ses auteurs n’est autre que Frédéric Pietruszka, ancien international français et actuel président de la Fédération Française d’Escrime. Le second se nomme Guy Benamou, un journaliste/écrivain spécialisé dans le sport. L’ouvrage a pour objectif de faire découvrir notre sport au profane, mais il est nécessaire de signaler d’entrée de jeu qu’on ne peut vraiment l’exploiter, comme tout bon manuel qui se respecte, que si l’on maîtrise déjà les bases de la discipline.

 

Le livre se compose de dix chapitres successifs, comme son titre le laisse entendre : quatre très fournis sur le fleuret qui sont l’occasion de définir tout le vocabulaire de l’escrime (position de garde, déplacements, parades, dégagement, coupé, la piste, l’équipement, etc...), suivis de trois chapitres portant sur les spécificités de l’épée et de trois leçons dédiées au sabre. Deux annexes terminent le volume : un glossaire reprenant l’essentiel des termes techniques et un annuaire des clubs, évidemment totalement dépassé et inexploitable à l’heure actuelle. De nombreuses illustrations viennent éclairer les explications textuelles, très jolies, mais pas toujours très compréhensibles je pense pour un néophyte.

 

Globalement, je dirais que c’est une pièce à posséder pour tout collectionneur, agréable à lire, mais je ne la conseillerai pas à qui souhaite s’initier à l’escrime. Il existe des ouvrages plus récents mieux illustrés et bien plus pédagogiques que celui-ci (Les fondamentaux de l’escrime entre autres). Le principal reproche que je lui ferai est son manque de clarté et de rigueur dans la définition de certains termes techniques (la notion de ligne est par exemple utilisée sans avoir été clairement explicitée au préalable). En outre, un certain nombres de coquilles parsèment le texte, sans trop freiner la lecture cependant.

 

Un petit livre sympathique sans plus donc, trouvable assez facilement, cela va de soi d’occasion, chez les grands libraires en ligne. A lire peut-être rien que pour cette citation culte extraite du premier chapitre :

 

“Si vous arrivez sur un terrain de football, vous pouvez shooter n’importe comment dans le ballon. Dans une salle d’armes, c’est différent.”

 

Vous en penserez ce que vous voudrez !

 

Sportivement,

 

Florian

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 09:58
Au fil de l'épéeA force de recherches acharnées sur le Net, je croyais posséder, ou tout du moins connaître de nom tous les livres sur l’escrime publiés en français aux XXème et XXIème siècle, mais pourtant un au moins m’avait échappé. Il y a peu, un ami maître d’armes m’a offert un ouvrage qui était passé à travers les mailles du filet. Au fil de l’épée de Christian Hock, édité en juillet 2011 chez Scripta, un recueil de nouvelles historiques à l’écriture très riche et très moderne ayant pour fil rouge l’escrime et même plus précisément l’épée, son évolution au fil des siècles et tout ce qu’elle véhicule comme symboles forts et comme valeurs. Voici la critique que je viens de publier sur Amazon :
 
4 étoiles sur 5.
 
Christian Hock nous livre ici un excellent recueil de nouvelles autour du thème de l'épée à travers les âges. Chaque texte met en scène un combat, un duel ou une anecdote ayant pour objet une rapière ou autre glaive et se termine par une chute invitant à la réflexion ou à la rêverie. Un ouvrage d'une grande qualité, fort bien écrit, qui comblera les amateurs d'escrime surtout, mais aussi les férus d'Histoire. Je retire tout de même une étoile à cause du grand nombre de coquilles qui parsèment le livre, dues je suppose à un mode d'édition à petit budget.
 
Attention, la publication du recueil semble avoir été faite aux frais de l’auteur, avec un tirage peut-être réduit. Je crains donc que cet ouvrage devienne rapidement difficile à se procurer. Ce qui en fait d’autant plus un collector pour tous les amateurs !
 
Bonnes lectures estivales à tous les escrimeurs et bonnes vacances malgré la pluie à ceux qui ont la chance d’être en congé !
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:51

Running with SwordsBien que les néophytes croient qu’il n’existe pas plus de cinq livres disponibles sur l’escrime moderne, en cherchant bien, on réalise rapidement qu’il en existe des dizaines, certains réellement passionnants. Bon évidemment, il y a quelques concessions à faire. Accepter de lire en anglais, entre autres, car le plus gros de la littérature escrimistique nous vient du monde anglophone. Il n’y a à ma connaissance qu’un seul éditeur au monde spécialisé dans l’escrime : Swordplay Books, une petite maison d’édition new-yorkaise gérée par Stephan Khinoy, un maître d’armes retraité et ancien prof de littérature. Bien entendu, ses livres sont tous écrits en anglais. Tout cela pour dire que l’ouvrage que je vais vous présenter aujourd’hui est en anglais et n’a pas été traduit en français. Il n’en demeure pas moins très intéressant et facile à se procurer grâce à cet outil formidable que l’on nomme Internet et qui permet de recevoir chez soi en quelques jours des livres imprimés au bout du monde. Il s’agit de l’autobiographie de l’épéiste canadienne Sherraine Schalm publiée en 2005 par Fitzhenry & Whiteside, intitulée Running with Swords. Le livre est signé Sherraine MacKay, car elle était à l’époque mariée et a par la suite divorcé. Avant de parler du contenu, arrêtons-nous un instant sur le titre. Je crois qu’il s’agit d’un jeu de mot construit à partir de l’expression américaine “running with scissors” qui signifie prendre un risque inconsidéré, ce que l’on fait par exemple en courant avec des ciseaux à la main (pour ceux à qui cela évoque quelque chose, l’éditeur du jeu vidéo plus que douteux Postal sorti il y a quelques années portait le nom de cette expression). En effet, se lancer dans une carrière d’escrimeur de haut niveau est un sacré pari sur l’avenir, car il n’y a guère d’argent à gagner dans un sport mineur comme le nôtre.

 

Sherraine Schalm est née en 1975.  Epéiste de haut niveau depuis de nombreuses années, elle est toujours active aujourd’hui en tant que compétitrice sur la scène internationale et sera en piste à Londres lors des prochains Jeux Olympiques. A contre-courant de ce qui se fait en général dans le sport, au beau milieu de sa carrière, en 2004, elle décida d’écrire un livre retraçant d’une part ses débuts et d’autre part le détail de son parcours en Coupe du monde lors de la saison 2003-2004 qualificative pour les Jeux d’Athènes, suivi du récit de ses impressions lors de ladite olympiade. Le ton de l’ouvrage est très féminin et se concentre plus sur les sentiments et la psychologie d’une sportive de haut niveau que sur la description technique de matchs ou le listage de scores. Sherraine nous parle de sa vie d’escrimeuse internationale, mais ne nous propose pas un almanach sportif de sa carrière (vous venez de penser à Marty MacFly en lisant ce mot, hein ? ^^). Sans trop en dévoiler sur le contenu, le Canada n’étant pas une grande nation d’escrime, lorsque Sherraine a réalisé qu’elle avait le potentiel pour rivaliser avec les meilleures mondiales, c’est vers la France, ses centres d’entraînement de haut niveau et ses maîtres d’armes prestigieux (Daniel Levavasseur en particulier) qu’elle s’est tournée afin de développer ses aptitudes. D’où une installation en région parisienne et des passages fort savoureux sur les habitudes gastronomiques et tabacologiques des Français et sur l’amabilité légendaire des Parisiens. Quant à la deuxième partie de l’ouvrage concernant la qualification olympique et l’atteinte du rêve suprême pour un athlète - obtenir son billet pour les Jeux et loger dans le Village Olympique aux côtés de l’élite sportive des cinq continents avant de peut-être décrocher une breloque – je ne vous en dis pas davantage. Je vous laisse découvrir à la lecture du livre quelle a été l’issue de l’affaire pour la tireuse d’Outre-Atlantique. Malheureusement, le récit s’arrête à l’issue des Jeux et c’est plus tard, entre 2005 et aujourd’hui, que Sherraine a obtenu ses meilleurs résultats : médaillée de bronze aux Championnats du monde de Leipzig en 2005, vice-championne du monde en 2009 à Antalya, première au classement général de la Coupe du monde en 2006 et médaillée d’or aux Jeux Panaméricains en 2008, auxquels s’ajoutent plusieurs victoires en Coupe du monde. Une brillante épéiste en somme, écrivaine à ses heures, qui nous offre grâce à ce livre une plongée passionnante dans la vie d’une escrimeuse de haut niveau. Un must-read.

 

Un point en particulier a retenu mon attention à la lecture du volume. Nombre de sportifs, mais aussi d’artistes, évoquent dans leurs écrits un concept fascinant, celui de "Zone". Des livres entiers lui sont consacrés (notamment Entrez dans la Zone – Atteignez l’état mental ultime de Damien Lafont, publié chez Amphora, mais qui ne m’a pas tellement emballé ; les témoignages de sportifs sont plus intéressants). Il s’agit d’une disposition d’esprit qui, lorsqu’elle est atteinte, donne le sentiment d’être en parfaite maîtrise de son sport ou de son art sans avoir à fournir un réel effort physique ou intellectuel. Je pense que tout sportif, même amateur, a déjà éprouvé cette sensation au moins une fois, à l’entraînement ou en compétition. Pour prendre l’exemple de l’escrime, tout tireur a en mémoire au moins un match contre un adversaire de même niveau ou plus fort que lui, au cours duquel il s’est senti invincible et a remporté facilement la victoire sans s’être véritablement donné, alors qu’un autre jour, malgré des efforts acharnés, il se serait peut-être fait balayer. Chaque touche a simplement atteint sa cible avec précision, presque naturellement et la distance était toujours la bonne, l’escrime fluide et esthétique tout au long du combat. Avec un peu de chance, cette incursion dans la Zone peut durer tout le long d’une compétition où chaque adversaire se retrouvera impuissant face à vous alors que la veille il vous aurait peut-être battu sans aucune difficulté. Toutefois, d’après les différents témoignages que j’ai pu lire et d’après ce que ma propre expérience m’a enseigné, les conditions requises pour entrer dans la Zone sont plus faciles à atteindre à l’entraînement où il y a moins de pression néfaste qu’en tournoi. Sergei Golubitsky, dont j’ai déjà parlé, évoque cette notion dans Fencing is my life. Sherraine Schalm en fait de même dans Running with Swords et décrit la Zone avec une expression qui m’a semblé correspondre tout à fait à la réalité : "a numb awareness", mot-à-mot "un état de conscience engourdi". Dans la Zone, un athlète a parfaitement conscience de tout ce qui l’entoure, sait analyser dans le détail en une fraction de seconde la situation de jeu dans laquelle il se trouve, mais il n’a pour cela pas besoin de se concentrer outre mesure. Les gestes à effectuer viennent d’eux-mêmes et le sportif est libéré de toute tension parasite. D’où une impression de planer. Le même phénomène est décrit par beaucoup d’artistes et d’écrivains en particulier, via la notion d’écriture automatique, très en vogue chez les auteurs du dix-neuvième. Victor Hugo me semble-t-il s’intéressait à ce sujet. Cela consiste à entrer dans un état mental permettant d’écrire sans y penser en se laissant entraîner par sa plume ou en laissant presque librement ses doigts courir sur le clavier. Les personnes ayant pratiqué l’écriture automatique affirment avoir redécouvert avec étonnement le lendemain ce qu’ils avaient écrit la veille en se demandant comment ces pages d’anthologie avaient bien pu sortir de leur cerveau. Je crois qu’une partie de l’entraînement suivi par les sportifs de haut niveau consiste à chercher des moyens d’entrer à volonté dans cette disposition mentale les jours de grandes compétitions. Bien sûr, il ne faut pas espérer devenir un champion en apprenant simplement à entrer dans la Zone. Mais à niveaux techniques et conditions physiques proches, atteindre cette "numb awareness" est une clé possible pour dominer son adversaire qui sera alors impuissant face à vous et se demandera pourquoi il n’arrive pas à vous toucher alors qu’il fournit tous les efforts du monde pour produire sa meilleure escrime.

 

Mais trêve de digressions. Pour terminer et pour en revenir à Sherraine Schalm, j’ai eu l’occasion de la voir tirer récemment lors de la Coupe du monde de Saint-Maur (voir l’article correspondant). Voici une photo que j’ai prise ce jour-là, le 24 mars 2012 :

Saint-Maur 2012 - Sherraine Schalm

Bonne lecture si le cœur vous en dit et bons Jeux si jamais je n’écris pas de nouvel article d’ici là. J’attends personnellement avec impatience une finale Flessel-Colovic FRA vs Schalm CAN !

 

A très bientôt !

 

Sportivement,

 

Florian

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 16:53

Avis aux collectionneurs ! Je vais m’écarter un peu du thème central de mon blog, mais je voulais vous signaler que le fabricant de petits bonshommes en plastique Playmobil avait pensé à nous et venait de sortir, peut-être à l’approche des Jeux Olympiques, une nouvelle série de figurines sur le thème du sport. Chaque boîte contient un ou deux personnages et, ô miracle, il en existe une dédiée à l’escrime ! Elle contient deux fleurettistes, un blond et un brun, armés de deux fleurets à poignées droites, très souples pour éviter que les gosses ne se crèvent un œil avec et affublés de deux masques amovibles. Bon évidemment, les deux athlètes n’ayant pas d’articulations au niveau des coudes et des genoux il n’y a pas grand-chose à en faire... Mais si vous êtes comme moi amateurs de tout ce qui a trait à l’escrime (livres, films et jeux en particulier), vous serez comblés et ce pour moins de dix euros ! Du jamais vu depuis le Schtroumpf escrimeur sorti à l’occasion des Jeux de Moscou en 1980, visible au Musée de l’Escrime à Meung-sur-Loire !

  

Amusez-vous bien !

 

Playmobils escrimeurs 1Playmobils-escrimeurs-2.JPG

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 07:55

Tout le monde a déjà entendu parler de la collection Que sais-je ? des Presses Universitaires de France (PUF). Créée au début des années 40, elle a pour objectif de résumer dans des ouvrages condensés, mais très riches, de 128 pages exactement, l’étendue des connaissances actuelles sur un maximum de sujets issus des cultures universitaires et populaires, allant de l’astrophysique au paranormal en passant par l’art de la contrepèterie. La collection comporte à l’heure actuelle environ 4000 titres portant chacun un numéro unique. Malheureusement, la plupart des titres anciens de ne sont plus imprimés et sombrent peu à peu dans l’oubli. Toutefois, en cherchant un peu, on parvient à mettre la main sur quelques raretés, comme notamment un volume... sur l’escrime moderne ! Voici une photographie de la couverture :

 Que sais-je escrime

 

Inutile d’essayer de loucher pour voir la couverture en relief, il y a bien deux livres sur cette image ! Il s’agit du numéro 1490 de la collection Que sais-je ? première et deuxième version. Les deux ne sont plus rééditées, mais on en trouve encore de nombreux exemplaires d’occasion. Voici ce que contiennent ces deux livres datant respectivement de 1973 et de 1992 :

                 

Livre 1

 

L’auteur : Raoul Cléry (1907 – 2004), militaire et maître d’armes issu de l’Ecole de Joinville, connu pour avoir écrit l’un des deux ouvrages de référence sur l’escrime dans les années 60 (l’autre étant celui du maître Thirioux), puis le petit livre qui nous intéresse ici.

 

Le contenu : un manuel d’escrime classique écrit par un des plus grands maîtres du XXème siècle se décomposant en quatre parties. Une première sur l’histoire de l’escrime, son organisation en France (dans les années 70), ses effets physiologiques, les compétitions et l’initiation des enfants, suivie de trois parties techniques, une sur le fleuret, une sur l’épée et une sur le sabre. Un petit livre sobre, mais tout l’art du maître est là.

 

Livre 2

 

Les auteurs : Daniel Revenu (1942), professeur d’EPS, ancien membre de l’équipe de France de fleuret, champion du monde et champion olympique par équipe dans les années 60 et 70 et Raymond Thomas, professeur à l’Université Paris X, docteur en sciences de l’éducation et auteur de nombreux ouvrages sur le sport et son histoire.

 

Le contenu : cette nouvelle mouture sortie dix-neuf ans après la première adopte un tout autre ton, se concentrant davantage sur l’enseignement et la sociologie de l’escrime. Seul un tiers du livre est consacré à la technique. Le reste traite des statistiques de la fédération, de la relation maître/élève, de la motivation et des différences entre l’escrimeur loisir et le compétiteur. Je l’ai lu il y a longtemps, mais je me souviens qu’il m’avait laissé sur ma faim, avec une impression de fouillis, d’un éventail d’idées intéressantes jetées pêle-mêle sur le papier sans réel souci d’organisation. Une perte de qualité donc par rapport à l’édition de 1973 qui a sûrement signé l’arrêt de mort éditoriale du numéro 1490 de la collection Que sais-je ? jamais mis à jour, ni réimprimé depuis...

 

 

En somme, je vous conseille de lire la version de Cléry, un manuel moins vivant que Les Fondamentaux de l’escrime présentés dans un autre article, car très peu illustré, mais très complet et d’une qualité irréprochable, à l’image du reste des ouvrages des PUF. Se contenter de lire, pour ne pas se lasser, la première partie, puis celle consacrée à votre arme. La version de Revenu et Thomas n’est pas un indispensable, mais présente tout de même un intérêt documentaire. Réservée aux collectionneurs.

 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. A bientôt pour de nouvelles présentations ! Je viens de commencer à lire l’autobiographie de l’épéiste canadienne Sherraine Schalm, intitulée Running with Swords. Les vingt premières pages sont très prometteuses. Je vous en dirai des nouvelles !

 

A toute !

 

Florian

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